Suivre

Puigdemont, député européen déclaré non grata par le Parlement

Avec un autre eurodéputé catalan, l’ancien président de la Généralité de Catalogne s'est vu refuser son accréditation (provisoire).

liberation.fr/planete/2019/05/

La décision a été prise par le président sortant du Parlement européen, Antonio Tajani, et son secrétaire général, Klaus Welle, tous deux membres du PPE.
Il est vrai qu’en Espagne, on ne devient définitivement député qu’après avoir prêté serment de fidélité à la Constitution devant la Commission électorale centrale. Mais, pour l’instant, aucun eurodéputé espagnol ne s’est acquitté de cette formalité. En clair, soit les 54 eurodéputés peuvent obtenir leur accréditation, soit aucun.

Discriminer les élus indépendantistes catalans semble donc être une décision politique. D’autant que les autorités du Parlement européen savent que si Puigdemont et Comin se rendent à Madrid pour prêter serment, ils n’ont guère de chance d’en repartir, puisqu’ils font l’objet d’un mandat d’arrêt notamment pour «sédition».
Chaque État fixe dans sa loi nationale les conditions que doivent remplir les élus avant d’être proclamés eurodéputés, en l’absence d’une loi électorale européenne uniforme.

D’autant que ce n’est pas la première fois que Tajani se comporte en fidèle allié de l'Espagne. En mars, il a ainsi refusé de prêter une salle pour un évènement organisé par des eurodéputés, car devait y prendre la parole.
Raison invoquée : problèmes potentiels de sécurité… Le problème catalan est bien devenu l’angle mort de la construction communautaire et met en évidence que les élections européennes n’ont d’européennes que le nom.

Inscrivez-vous pour prendre part à la conversation
Framapiaf

Framapiaf est un service de microblog similaire à Twitter. Il est libre, décentralisé et fédéré. Il permet de courts messages (max. 500 caractères), de définir leur degré de confidentialité et de suivre les membres du réseau sans publicité ni pistage.