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: L’inquiétant retour des méthodes naturelles

Plus de soixante ans après l’invention de la (autorisée en France depuis seulement la loi Neuwirth de 1967), le débat est relancé sur la contraception hormonale et ses « méfaits » selon ses détracteurs. Nombre d’applications fleurissent, vantant les méthodes dites naturelles, et la culpabilisation des femmes bat son plein : alternativelibertaire.org/?Con

@alternativelibertaire Je trouve cet article plutôt franchement mauvais : même si la fin de l'article tend à être honnête en disant qu'une bonne contraception est celle qu'on choisit, le titre, lui, est franchement jugeant et culpabilisant dans l'autre sens et tend à confirmer AL dans l'image que j'en ai parfois : celui de l'anarco-beauferie réactionnaire.

@alternativelibertaire Cet article part de la constatation que sous couvert d'une recherche et d'un très relatif retour à des méthodes plus naturelles dans un milieu assez restreint, les utilisatrices de méthodes chimiques seraient culpabilisées. De mon expérience, c'est peut-être vrai dans un micro-milieu alterno-prout, mais…
… Heu, allo : c'est franchement marginal : les méthodes chimiques sont encore très très largement dominantes, et le milieu médical tend à conspuer les méthodes naturelles.

@alternativelibertaire C'est quoi le point de départ et le sens réel de cet article : faire une généralisation abusive d'un tout petit milieu alterno-écolo-individualiste, ou bien de rappeler les femmes à un ordre du monde conservateur et maintenu par la chimie avant qu'elles ne s'en éloignent un tout petit peu trop ?
À moins que ce ne soit les deux ?
Valeurs Actuelles et Alternative Libertaire, même combat ?

@parleur @alternativelibertaire je peux te dire que les méthodes chimiques sont en net recul, au profit du préservatif et du stérilet.

@melinux Je ne nie pas un recul de la chimie : je trouve ça aberrant de voir déjà les méthodes naturelles comme une menace, et c'est ainsi que l'article les présente.
@alternativelibertaire

@parleur @alternativelibertaire c'est une menace d'un risque d'augmentation du taux d'ivg, si on fait croire aux femmes que ces méthodes sont très fiables, à l'inverse pas du tout si les femmes les utilisent en connaissance du réel taux de grossesse encouru. Tout dépend des projets de la femme, et des avantages et inconvénients de la méthode de contraception qu'elle est prête à vivre.

@melinux Il y a deux aspects à la question : au niveau individuel et au niveau collectif.
Au niveau individuel, je n'ai *jamais* vu les méthodes dites naturelles décrites comme convenant de manière fiable à tout le monde et dans tous les contextes.
Attaquer ces méthodes sur ce point là, c'est relever de la stratégie de l'épouvantail.
@alternativelibertaire

@melinux D'un point de vue plus collectif, l'utilisation des méthodes dites naturelles restent marginales, et dire qu'elle représentent donc déjà un vrai risque d'augmentation de grossesses non désirées, c'est peut-être un peu exagérer leur importance.
@alternativelibertaire

@parleur @alternativelibertaire j'aimerais bien savoir si elles restent effectivement marginales, vu la défiance vis à vis des pilules.

@melinux Une enquête en 2010 affichait moins de 1%, quelle que soit la tranche d'âge.
Soyons fous et admettons que ces statistiques aient triplé en moins de dix ans (alors que les stats indiquaient des baisses constantes de 2000 à 2005 et de 2005 à 2010, mais admettons, pourquoi pas…).
Ça sortirait de la marge selon toi ?
@alternativelibertaire

@melinux Des données plus récentes (2016) ne donnent même pas les chiffres des méthodes dites « naturelles », tellement ils sont faibles, et les classe avec le retrait et le diaphragme dans une catégorie « autres méthodes », pour atteindre le chiffre hallucinant de 4.6%.
Mais évidemment ce sont au mieux ces quelques pour cent qu'Alternative Libertaire accuse de culpabiliser les utilisatrices d'autres méthodes ?
Soyons sérieux trois secondes !
santepubliquefrance.fr/les-act
@alternativelibertaire

@parleur @alternativelibertaire Enfin cela peut devenir significatif quand on sait que le taux d'échecs est de 25% contre moins de 1% pour un diu.
Les 25% d'utilisatrices de diu ont en valeur absolue probablement moins de grossesses non désirées que les 4% des méthodes alternatives.
L'essentiel reste qu'elles choisissent librement sans qu'on discrédite leurs décisions.

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