Pouet épinglé

Présentation : en vrai je m'appelle pas Basile. J'ai un F pas tout-à-fait correct sur ma carte d'identité, un accent franc-comtois immortel, un oeil cramé de l'intérieur (mais ça ne se voit pas), un piano numérique, un copain anglais, envie de comprendre comment tout fonctionne, un goût prononcé pour l'écriture, et un métier intéressant mais qui m'épuise.

Mais tout ça n'empêche que j'ai adoré être de retour à l'université 📚

Donc hier, premier cours à la , et en résumé :
- mon vélo qui me lâche -> transports en commun, 5 min de retard
- cours de python très soft pour personnes n'ayant jamais programmé. OK, je savais déjà tout ce qu'on a vu mais peut-être que le cours va m'apprendre des trucs plus tard
- cours sur l'apprentissage de langues étrangères : 10 min à attendre devant la porte, 10 min à écouter le prof parler de ses 4 années au Brésil, 10 min pour se présenter et ENFIN ça commence !

Note pour plus tard : penser à descendre de quand on se rend compte qu'on est atteint de surcharge sensorielle et de "vision en tunnel" en plein centre-ville -_-

Notables en Isère :
M. TUBE, de Crolles
Mme SALLE, d'Eybens
La famille TROUSSEAU, de Claix
M. DINDON, de Varces
Miss Naomy LIEU, de La Tronche

Présentation : en vrai je m'appelle pas Basile. J'ai un F pas tout-à-fait correct sur ma carte d'identité, un accent franc-comtois immortel, un oeil cramé de l'intérieur (mais ça ne se voit pas), un piano numérique, un copain anglais, envie de comprendre comment tout fonctionne, un goût prononcé pour l'écriture, et un métier intéressant mais qui m'épuise.

8/8 ... puisque de toute façon, pour résumer ma vision des choses : l'important n'est pas d'établir un déterminisme biologique ni même de "quantifier" la part du génétique VS du social (ou inné / acquis). L'important est de comprendre de façon dynamique comment se forment et s'entretiennent des systèmes tels que le "système auto-entretenu" que j'ai décrit plus haut. Parce que c'est dans ces systèmes et dynamiques que les vies humaines prennent forme et sens.

7/ ? Le plus connu – et controversé – pour avoir tenté d’intégrer ces dimensions ensemble, et de faire le lien avec les troubles du spectre autistique, c’est M. Baron-Cohen. Full disclosure : je n’ai pas lu ses travaux, seulement les débats et critique qu’ils ont engendrés. Pour cette raison, et aussi du fait que je vous ai déjà tou-te-s bien saoûlé-e-s avec mes pouets, je ne vais donc pas approfondir le sujet aujourd’hui.

6/ ? Je précise que dans cette vision des choses, il n’y a a priori aucune raison de penser que le niveau individuel de « centrage sur l’interaction » est dépendant de l’intelligence globale ou du sexe biologique. Dans les faits, on trouve peut-être des corrélations (si tant est qu’on peut se mettre d’accord sur ce qu’est l’intelligence et même le sexe), mais je pense que tout le monde ici est au courant que la corrélation n’est pas la cause.

5/ ? Toujours est-il qu’ensuite, les systèmes scolaire et professionnel vont avoir tendance à concentrer les gens selon ces préférences (et malheureusement aussi selon d’autres données comme le niveau socio-économique, etc). Si tu es quelqu’un de très centré sur les interactions, tu es encouragé-e à rejoindre les métiers plus sociaux… où opère déjà une majorité de gens qui fonctionnent d’une manière assez proche de la tienne. D’où création d’un système auto-entretenu.

4/ ? Peut-être que les individus centrés sur l’interaction ont de meilleures capacités innées pour le langage et/ou un plus grand souci de l’intercompréhension qui les mène à développer les aspects « phatiques » du langage (ceux impliqués dans le maintien du contact : clarté de l’élocution, prosodie, effets de style et pragmatique…). Ceux qui sont plus centrés sur les objets et les idées auraient tendance à faire l’impasse sur ces éléments qu’ils ne perçoivent que comme des étapes.

3/ ? La question qui en découle serait de l’ordre de : comment les prédispositions (notamment cognitives) de chacun-e interagissent-elles avec les nécessités et les « habitus » des métiers et des milieux dans lesquels ils s’exercent ? Peut-être qu’il y a, dès l’enfance, un spectre avec des gens qui se focalisent plus sur les interactions sociales en elles-mêmes, des gens qui se focalisent plus sur le monde extérieur à ces interactions, et pas mal de gens « au milieu »

2/ ? Cela tient sûrement à ce que, dans les métiers plus sociaux, l’interaction verbale a beaucoup de valeur en elle-même ; elle ne sert pas qu’à transmettre de l’information, parfois c’est même secondaire, elle établit et maintient d’abord la relation entre les personnes. Il est donc important d’y « mettre les formes ». Dans les métiers scientifiques et technologiques, on voit plus l’interaction verbale comme un simple moyen d’arriver à une fin (transmission d’info).

1/ ? Les personnes travaillant dans les sciences et la technologie ont tendance à parler (trop) vite et il y a parmi elles un nombre surprenant d’hommes avec « cheveu sur la langue » ou autre défaut de prononciation. Par contraste, les personnes travaillant dans le social tendent à avoir une parole plus lente, plus « chantante » et une prononciation plus standardisée.

Puisque je ne dors pas, je vais sortir en vrac quelques réflexions qui n'intéressent personne sur le et la . Elles sont notamment issues de mes observations au cours de ma pratique de l' et dans la vie quotidienne.

J'aimerais bien avoir le genre de cerveau qui me laisse dormir en paix même quand il se passe, dans ma , quelque chose qui sort un petit peu de la routine

Le + : je ne vais pas au boulot tomorrow
Le - : j'ai 110 pages à lire sur un format de transcription pour corpus linguistiques

Enfin de retour à la fac, enfin parmi les étudiant-e-s, en qui je me reconnais infiniment plus qu'en mes collègues de travail. Hier en faisant mon inscription à l' et en rencontrant mes camarades de promo j'ai eu l'impression d'inspirer un grand coup, après plusieurs années d'apnée.

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