Je cite le Monde (lemonde.fr/idees/article/2019/) ¬ę¬†Si la France a un besoin √©vident de renouveau d√©mocratique, le risque que les initiatives de d√©mocratie participative n‚Äôaffaiblissent la l√©gitimit√© du syst√®me repr√©sentatif est r√©el.¬†¬Ľ

On est d'accord qu'ils disent que plus de démocratie va à l'encontre du système actuel ?

On pourrait d'ailleurs donner un nom à ce système. Enacratique ? Aristocratique ? Jaidescopainsrichescratique ?

@brab

Non, pas vraiment, la démocratie participative comporte énormément de risque d'un affaiblissement sévère du politique, de l'action collective et des libertés.
Plus on aura la possibilité d'intervenir par le biais des consultations référendaires plus des groupes de pressions plus ou moins identifiables auront la possibilité de faire pression sur la population
La démocratie participative, c'est l'empire de l'opinion majoritaire.
Orienter l'opinion nécessite des moyens considérables.

@Egide si la d√©mocratie participative risque de stopper net la destruction syst√©matique des services publics et la politique o√Ļ on capitalise les profits et on socialise les risques, je n'ai vraiment rien contre

@brab
Si c'était vraiment le cas, hélas.
Je crains que ce qu'on appelle les "services publics" ne soit qu'une notion de plus en plus improbable.
"Capitaliser les profits" ?
Socialiser les risques" ?
Mais encore, impossible d'être plus précis ?
Qu'est ce qu'une consultation référendaire changera en quoi que ce soit la marchandisation en cours depuis le début de ce siècle de nombreux secteurs économiques jusque là réglementés ?
Peut-on réellement regretter le monopole de France Télécom ?

@Egide si vous partez du principe que les services publics ne soient qu'une notion de plus en plus improbable, je pense que nous avons le cŇďur de notre d√©saccord.

Pour moi, la raison de la nation est de mettre en commun des ressources pour b√©n√©ficier au plus grand nombre¬†: la sant√©, l'√©ducation, l'√©nergie, le transport, et bien d'autres. J'appelle cela ¬ę¬†services publics¬†¬Ľ. On peut choisi de les cr√©er ou de les d√©manteler.

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@Egide En ce qui concerne ¬ę¬†capitaliser les profits, socialiser les risques¬†¬Ľ, c'est une expressions tr√®s bien illustr√©e par la crise financi√®re de 2008. Des institutions financi√®res se sont enrichies en prenant des risques inconsid√©r√©, et d√®s lors qu'il a fallu assumer, elles se sont tourn√©es vers les √©tats. M√™me en France on leur a pr√™t√© de l'argent √† un taux bien moindre qu'elles le pr√™te √† l'√©tat. Le capitalisme pour les gains, le socialisme pour les pertes.

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@Egide Enfin (3/3), je pense que les salari√©s qui ont subit de mani√®re tr√®s douloureuse la fin de France T√©l√©com pourront dire qu'on regrette son monopole. D√©truire pour capitaliser fait toujours des d√©g√Ęts.

Et dans tous les cas :

Regrette t'on le monopole d'EDF ?

Regrette t'on le monopole de Bercy ?

Regrette t'on le monopole de l'armée ?

Regrette t'on le monopole de l'état ?

@brab
Les salariés de France Télécom ont été victimes de la gestion des ressources humaines abominable, inhumaine et probablement illicite de dirigeants incompétents, cupides et pervers.
D'une façon générale, la fin du monopole des télécommunications et l'ouverture à la concurrence des opérateurs a conduit à une croissance de l'économie sans précédent et à la création de nombreux emplois.
Monopole n'est pas synonyme de service public.

@Egide la croissance a été au prix des salariés. Oui, aujourd'hui SFR produit plus pour moins cher. Mais comment ?

Et je pense que service public doit √™tre synonyme de monopole. C'est pour cela qu'il y a ¬ę¬†public¬†¬Ľ dans le nom. Ce n'est pas pour des int√©r√™ts priv√©s.

@brab
La croissance exceptionnelle était due à une réelle augmentation de l'activité dont une partie était due à l'effondrement des tarifs des télécommunications ce qui a dopé l'activité des entreprises.
Gr√Ęce √† des t√©l√©communications bon march√© de nombreuses personnes ont acc√©d√© √† des emplois bien r√©mun√©r√©s, j'√©tais de ceux-l√†.
France Télécom s'est farouchement opposé à Internet et a tout tenté pour empêcher son déploiement.
Tout monopole public ou privé, est une rude entrave aux libertés.

@brab
En 2008, les sociétés financières, notamment les grandes banques, se sont retrouvées ruinées en raison même de leurs spéculations hasardeuses.
Elles risquaient d'entra√ģner dans leur d√©b√Ęcle de tr√®s nombreuses entreprises soudain priv√©es de liquidit√©s et de financement avec √† la cl√© des licenciements massifs.
D√®s lors, les banques centrales sont intervenues en leur pr√™tant de l'argent √† tr√®s court terme aux taux en cours du co√Ľt de l'argent. Ces pr√™ts ont √©t√© rembours√©s rapidement.

@Egide Ces prêts étaient à taux négligeables. Pourquoi ne pas avoir nationalisé ces banques à ce moment là ? Pour ne pas laisser ces capitaux partir dans le privé.

Pourquoi la dette de l'état, et donc la création monétaire, doit profiter à des intérêts privés ?

@brab
Les taux de l'argent à l'époque, ni plus, ni moins.
Nationaliser ces institutions étaient hors de portée des finances de l'état.
La dette publique n'a pas à voir avec la création monétaire mais avec la gestion financière des gouvernements trop dépensiers.
Lorsque les √©tats se finan√ßaient aupr√®s des banques centrales qu'ils contr√īlaient, cela conduisait in√©luctablement par des d√©valuations mon√©taires d√©vastatrices pour les m√©nages dont le niveau de vie baissaient terriblement..

@Egide le fait que les dettes soient prises auprès de banques privées fausse tout. Si on efface les intérêts de la dette, la France serait à l'équilibre depuis longtemps. Mais l'emprunt doit se faire auprès de banques privées (merci Mastricht)

Et je suis d'accord avec vous, la tendance √† ne pas augmenter les salaires en augmentant le co√Ľt de la vie est d√©vastatrice pour les m√©nages. On pourrait presque croire que c'est cela qui les pousse dans la rue depuis 6 mois‚Ķ

@brab
Dès avant la transposition du traité de Maastricht dans la loi française en 1993 qui consacre l'indépendance de la Banque de France, émettre de la dette publique sur les marchés revenait moins cher que de demander des prêts à la Banque Centrale et ce ,dès le début des années 70.
L'état a recouru massivement aux marchés pour se financer.
Je crains que vous ne vous fassiez le vecteur inconscient de la propagande d'extrême droite anti-européenne.

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