Le café du matin s'est bu dans un salon frais, face aux collines légèrement embrumées. Ces dame et demoiselles ont profité de leurs lits : A., notamment, réalisé aujourd'hui son rêve de ne *rien* faire. Elle a traîné dans son hamac en lisant à moitié depuis 8:00 et ne s'en est levée que poussée par la faim. La nature au dehors est calme, comme apaisée après les chaleurs qu'a connues la région. Revenir ici avec un temps d'automne est un plaisir.

L'électricité, cette année encore, avait sauté. Mais elle a eu le bon goût de le faire ce matin vers 6:30. Ainsi tout est sauf.

C'est amusant, l'idée qu'on se fait des gens. Je m'attendais à voir une revêche pénible, et passé cette scène, il m'a semblé voir une grande élégance dans la démarche qu'avait cette femme et son braque tandis qu'ils se dirigeaient vers les ascenseurs.
Je suis un garçon bourré de clichés, en fait.
Ce matin, la Jaguar bleue est toujours garée devant l'entrée de l'hôtel.
-3

Afficher le fil de discussion

Elle semblait agacée de devoir patienter que d'autres clients soient à l'enregistrement avant elle. Mais son tour venu, c'est avec une politesse exquise et une articulation parfaite qu'elle a demandé si ses bagages avaient bien été livrés. Je ne sais si c'est une erreur du guichetier, mais madame n'a pas paru étonnée qu'il lui annonce que ses *malles* (“trunks”) l'attendaient dans sa chambre. Elle a confirmé que c'était pratique de voyager léger.
-2

Afficher le fil de discussion

Devant notre hôtel orléanais s'est garé un coupé Jaguar bleu chrome aux plaques britanniques, dont est sorti une dame dans la soixantaine à la démarche nerveuse. Elle a sorti du petit coffre un splendide braque de Weimar au pelage gris sombre et tous deux ont marché d'un pas réglé vers la réception. Madame a semblé chercher un voiturier qui n'existe pas et s'est donc résignée à verrouiller sa voiture, qui restera là toute la nuit.
-1

Le dernier petit-déjeuner de ces vacances à six sera un petit-déjeuner anglais.

Monsieur B. a partagé

Le café du matin se boit sous un soleil encore doux, sur la terrasse de notre gîte. A. et E. goûtent leurs tartines en écoutant une Odyssée de Laure Grandbesançon sous les pépiements des moineaux dans les charmilles. Les autres filles de la maisonnée dorment encore. Une journée douce s'avance.

Le café du matin se boit en y trempant des tartines de pain frais, acheté à un bon kilomètre d'ici, dans une boulangerie qui ouvre très tôt. Le pépiement des oiseaux tout autour assourdirait presque les sons de moteurs que crachent les machines agricoles d'un champ dont nous sépare une départementale peu fréquentée. Un oiseau touffu fait çà et là un raffut de tous les diables dans un gigantesque marronnier.
Et le sommeil, insidieux, s'insinue.

Il est tôt.
Tellement tôt.
Mais l'esprit vagabonde, se prend au jeu, décide de concourir, fait sa course tout seul, se réjouit de gagner et fête sa victoire contre nul autre dans une débauche d'acétylcholine.
Je suis le spectateur ahuri de ma propre hébétude.

Plus anciens
Framapiaf

Le réseau social de l'avenir : pas de publicité, pas de surveillance institutionnelle, conception éthique et décentralisation ! Gardez le contrôle de vos données avec Mastodon !