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J'ai dans ma 4e de {collège1} une élève arrivée récemment. Elle est plutôt fille pirate, parle fort pour se défendre contre un quotidien qui ne lui laisse pas beaucoup de place. L'École lui offre autant de frustration que de contenance ; elle est donc dans une violence larvée qui sue dans tout ce qu'elle fait, dit, écrit. Et ce matin, nous avons étudié une chanson de Grand Corps Malade, qu'elle découvrait. Aux dernières notes, elle a dit d'une gouaille un peu moins forte : “Comme c'est beau !…”

Elle a quitté ma salle avec des références, et j'ai le petit espoir qu'elle voie la possibilité de mettre des mots sur ce qui, dans son quotidien, n'a pas le droit d'avoir de nom.

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@panais Oui. Vraiment, vraiment. On n'imagine pas toujours à quel point c'est bon d'arriver à ces petites choses (et, du même coup, d'avoir ce sentiment intense d'être à sa bonne place).

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