Les répercussions de la en sur le international et la viennent nourrir un discours qui semble frappé au coin du bon sens :

💡 "pour lutter contre la faim, ns (comprendre "les pays exportateurs de produits agricoles") devons produire plus !"

⚠️ ✋ Si cette idée est démentie par les faits depuis longtps, ça ne l'empêche pas d'être ressassée par de nbrx resp. politiques ou figures médiatiques, parfois de bonne foi, parfois moins.

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Y compris par notre Ministre de l'agriculture, qui s'en est récemment servi comme prétexte pour contester l'avis de la Commission européenne qui estimait que la déclinaison française de la Politique Agricole Commune manquait d’ambition climatique et environnementale.
(Lien :lemonde.fr/planete/article/202).

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Commençons par un constat qui devrait être enseigné à chaque citoyen : la production agricole mondiale est largement suffisante pour correctement l’ensemble de l’. La disponibilité alimentaire à l’échelle mondiale est de près de 3000 kcal par jour et par personne sur la période 2018-2020, alors que les apports énergétiques recommandés sont en moyenne de 2 400 kcal. (Voir FAOSTAT. Suite of Food Security Indicators).

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Le surplus disponible est encore plus marqué lorsqu'on considère qu'un tiers des céréales produites sur Terre servent à l’ des d’, alors que la production d’une calorie de viande nécessite en moyenne trois calories de céréales. En affectant prioritairement les céréales aux besoins humains, on pourrait nourrir entre 10 et 12 milliards de personnes. (Mottet A. et al. (2017) Livestock: On our plates or eating at our table? Global Food Security 14:1–8)

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Mais alors, pourquoi près de 800 millions d'humains souffrent-ils de la faim sur Terre ? Parce que les inégalités économiques sont telles que près d’un milliard d’humains sont trop pauvres pour acheter une nourriture qui pourtant existe. (Voir : Fan, S. et al. (2018) Quantifying the cost and benefits of ending hunger and undernutrition: Examining the differences among alternative approaches.)

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Il existe un écart considérable entre la finalité productiviste du système alimentaire mondialisé et la fonction nourricière qu’on pourrait légitimement en attendre. L’Inde, par exemple, est à la fois le premier exportateur mondial de riz et le pays où le plus d’humains souffrent de la faim.

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Suivre

Les gains de productivité agricoles qui font baisser le prix sur les marchés internationaux ne sont ils pas justement une solution, même partielle, au problème ? Non. À long terme, ils l’aggravent. La majeure partie des personnes souffrant de la sont des dont les produits sont mis en compétition contre ceux des systèmes agricoles subventionnés et 1000 fois plus productifs.

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Ils s’appauvrissent et se privent de pour faire face à leurs dépenses contraintes (, , ...). Une augmentation de la pr ces paysans (juste répartition du , accès à des outils de base, aux infrastructures de stockage et de transport, formation aux pratiques ...) améliorerait significativement leur sécurité alimentaire, mais c'est rarement de ces dt on parle lorsqu'on évoque le besoin de produire plus.

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À court terme, dans un contexte d’explosion des prix alimentaire, comment éviter l’aggravation de la faim autrement qu’en augmentant la production ? En partageant mieux : nous pouvons aider à financer des « dispositifs d’appui à la sécurité alimentaire gérés par le Programme alimentaire mondial (PAM) » et les « filets de sécurité sociale existants dans ces pays » rappelle un collectif de spécialistes de la sécurité alimentaire mondiale dans une tribune au Monde.

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Ensuite, en réduisant les besoins non-essentiels : "Des volumes bien plus importants pourraient être dégagés par des politiques visant à réduire les productions animales et les agrocarburants basés sur l’utilisation de céréales et d’oléagineux. » (Lien : lemonde.fr/idees/article/2022/).

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À plus long terme, la recherche aveugle de n’est pas seulement insuffisante à la recherche de sécurité : elle lui est orthogonale. Le système agricole qualifié de « » est très inefficace : dans sa gestion de l’énergie, de l’ et des ressources naturelles. Il scie la branche sur lequel il est assis.

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Nous proposons dans notre « Qui veille au grain ? » des projets concrets et réalistes pour assurer notre sécurité , sans mettre en péril celle des autres.

📖 resiliencealimentaire.org/

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