Je suis en train de lire le mémoire de Nathalie (Rafaralahy) dont le titre est « L’autonomie individuelle et sociale parrapport aux médias sociaux numériquesest-elle une question de justice sociale ? »

Et du coup je vais faire un fil avec des morceaux !

mémoire - autonomie, media sociaix, justice sociale 

Le terme de réseau social est aujourd’hui souvent utilisé pour désigner ce qui est un média social.

En réalité, sur Internet, les plateformes utilisées par les personnes pour faciliter les échanges de fichiers et d’information sont des outils, des moyens (du latin medium) au service du réseau social.

Afficher le fil de discussion

mémoire - aut., media sociaux, just. sociale 

Il peut être raisonnable de penser que le réseau est le média sont interdépen-dant : le média n’a aucun intérêt à exister sans le réseau et l’existence du réseau est largement facilitée par celle du média. Or, le numérique permettant aujourd’hui d’étudier beaucoup plus facilement les réseaux sociaux, les liens et les interactions entre les nœds semblant plus explicites, cette interdépendance est souvent utilisée pour confondre le réseau et le média.

Afficher le fil de discussion

mémoire - aut., media sociaux, just. sociale 

Cette confusion est à l’avantage des entreprises proposant les technologies. En effet, en confondant média et réseau et en monopolisant la technologie qui sert de média, une entreprise comme Facebook se rend indispensable à l’existence du réseau. Le nom – Facebook, YouTube, Instagram etc– prend alors la place du sujet même, c’est-à-dire du réseau.

Afficher le fil de discussion

mémoire - aut., media sociaux, just. sociale 

Si l’on considère qu’un réseau social existe à partir du moment où il y a une interaction entre des individus, sur Internet cela fût possible à partir du moment où sont apparu les premiers services de mise en relation des individus. Cela voudrait-il alors dire que le média conditionne l’existence du réseau ? Il serait plus exact de dire que le média conditionne la naissance du réseau et que son évolution peut se faire via d’autres médias.

Afficher le fil de discussion

mémoire - aut., media sociaux, just. sociale 

Ainsi, le premier « outil » qui a fait naître les premiers réseaux sociaux est le langage, qu’il soit oral, écrit, symbolique... Ce média est le seul à rester indispensable aux échanges. Nous pourrions alors voir les plateformes numériques d’échanges comme des couches de médiation non-fondatrices et remplaçables.

Afficher le fil de discussion

mémoire - quitter les RS ? 

(suite des morceaux extraits)

Accepter ce mode de vie consumériste dans le réel comme dans le virtuel est une soumission, même si souvent inconsciente. Les modèles dominants posent de nombreux problèmes comme expliqués précédemment mais ils se présentent aussi que les seuls viables car ils correspondent très bien aux attentes de notre société,tout en produisant de nouvelles attentes qui nous enferment dans leur modèle.

Afficher le fil de discussion

mémoire - quitter les RS ? 

Une personne qui n’est pas en accord avec ces principes pourrait alors dire : «quittons les médias sociaux. » Ce serait en effet une solution pour ne plus subir unmodèle que l’on n’accepte pas. Cependant, cela n’empêche pas la prolifération dumodèle car, ces entreprises l’ont bien compris, l’espace numérique ne sera désinvestide si tôt.

Afficher le fil de discussion

mémoire - quitter les RS ? 

Du moins, dans une vision où l’on suppose que l’Internet sera toujours aussiaccessible dans une cinquantaine d’années. En quittant simplement tous les médiassociaux, cette personne renonce alors à la possibilité de conserver son réseau socialet ne remet pas en cause le fait que ces plateformes soient les seules viables

Afficher le fil de discussion

mémoire - quitter les RS ? 

Si l’on souhaite du changement, il est nécessaire quitter ces médias sociaux dominants. Leur modèle est cohérent avec les valeurs du capitalisme qu’ils défendent :nous pourrions essayer de les rendre moins néfastes en encadrant leur fonctionnement par des lois par exemple mais cela ne fait que légitimer encore plus leur importance et leur supposée indispensabilité sur Internet

Afficher le fil de discussion

mémoire - quitter les RS ? 

Quitter ces médias sociaux et en imaginer d’autres, cela semble faisable car des exemples existent même s’ils sont moins visibles. Nous avons vu que notre mode de vie en société influence notre mode d’être sur Internet : changer Internet ne peut passe faire sans se changer soi et sa société. Nous allons voir par la suite les conditions de ce changement.

Afficher le fil de discussion

mémoire - philo et RS capitaliste 

Les médias sociaux dominants que sont Facebook,Twitter et consorts reposent bien entendu des sociétés hétéronomes. Le signifié-signifiant central est le capitalisme c’est-à-dire l’accumulation de la richesse. Ainsi, l’existence de ces médias sociaux, les valeurs qu’ils portent, leur modèle économique sont justifiées entièrement par cette vision capitaliste.Pour C., lorsque cette accumulation de richesse est questionnée, elle nerévèle rien de très intéressant.

Afficher le fil de discussion

mémoire - philo et RS capitaliste 

Il n’est pas question de permettre aux personne de mieux cultiver leurs échanges, par exemple. La richesse accumulée par ces entreprises leur permet d’agrandir leur réseau pour accumuler encore plus de richesse. Ce cercle sans fin est absurde pour le philosophe et une fin absurde ne peut justifier aucun moyen qu’elle emploie. Il est nécessaire de se rendre autonome de ces médias et de construire autre chose.

Afficher le fil de discussion

mémoire - critique démocratie représentative 

Dans nos société occidentales, la « démocratie représentative » est une solution proposée aux individus, c’est ainsi que fonctionne nos institutions politiques. Dans les régimes représentatifs, les individus sont invités à voter pour d’autres individus qui représenteraient alors les opinions des premiers.

Afficher le fil de discussion

mémoire - critique démocratie représentative 

Pour Castoriadis, il n’existe pas de démocratie représentative. Il est impossible, selon lui, que le représentant et le représenté partagent exactement les mêmes opinions sur toutes les questions aux-quelles le représentant doit répondre. Pour le philosophe, le représenté donne son pouvoir au représentant, il se soumet à celui-ci.

Afficher le fil de discussion
Suivre

mémoire - critique démocratie représentative 

Il appelle ces régimes desoligarchieslibérales. On promet aux individus de les représenter, maisen réalité, on leur soustrait leur pouvoir. Ce n’est pas une solution pour aller versune société autonome.

(outch ça pique un peu de le visualiser comme de la soumission !! 🔥 )

· · Web · 1 · 0 · 0

mémoire - précisions sur l'autonomie 

Dans la première partie de ce travail, nous avons présenté les pionniers de l’Inter-net comme des individus qui défendent la liberté et l’autonomie. Cependant, c’est une autonomie à comprendre dans le sens libértarien du terme : auto-suffisance, responsabilité et faire soi-même. Ce sont ces mouvements qui sont à l’origine du mouvement de l’open source ou encore des start-up californiennes

Afficher le fil de discussion

mémoire - précisions sur l'autonomie 

Dans le cadre de la politique, être un individu autonome pour Castoriadis ne signifie pas connaître toutes les lois pour pouvoir les critiquer et les faire évoluer.

Afficher le fil de discussion

mémoire - précisions sur l'autonomie 

Une nouvelle fois, un individu autonome a la capacité de remettre en cause des lois :c’est-à-dire qu’il doit avoir la capacité d’argumenter, de comprendre l’argumentation de l’autre, de débattre. Ainsi une société autonome a tout autant besoin d’experts que de « profanes », tant que tous ses membres admettent qu’aucune connaissance ne doit être prise comme fondamentale et non questionnable.

Afficher le fil de discussion

mémoire - enchaînement qui déboite 

III - Pourquoi créer l’autonomie ?

Le projet d’autonomie défini par C. n’a pas en vue la recherche du bon-heur, ni même la recherche de la société parfaite : une société autonome est sujette à l’instabilité car elle est constamment remise en question et donc en constante trans-formation car l’individu est conscient qu’il n’existe aucune institution parfaite. 1/2

Afficher le fil de discussion

mémoire - enchaînement qui déboite 

Nous pourrions alors nous demander pourquoi être à la recherche de l’autonomie

.3.1 L’autonomie est une question de justice sociale

2/2 ()

Afficher le fil de discussion

mémoire - autonomie = liberté = justice 

Pour Castoriadis, ce n’est pas le bonheur qui est visé par le projet d’autonomie,c’est la liberté. Une société autonome produit des individus libre de repenser leurs institutions, de s’auto-instituer en étant à la recherche de la justice et de la vérité tout en sachant qu’elles ne peuvent pas être atteintes de manière définitive.

Afficher le fil de discussion

mémoire - conclusion 

Eh ben c'est fini, et c'était plus facile à lire que ce que je craignait youpiiii !!

Avec un méga bonus, ça me permet de poursuivre mes propres réflexions sur pourquoi c'est si chouette d'être indépendant, et en même temps pas forcément vendeur. C'est tout écrit dans le pouet précédent :D

Afficher le fil de discussion

mémoire - conclusion 

@maiwann merci pour ces morceaux ! Ça fait des liens entre plein de choses, c’est super intéressant.

Inscrivez-vous pour prendre part à la conversation
Framapiaf

Le réseau social de l'avenir : Pas d'annonces, pas de surveillance institutionnelle, conception éthique et décentralisation ! Possédez vos données avec Mastodon !