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On pourrait dire que c'est un "Whiplash" du rap. Sauf que "Whiplash" ne m'a pas vraiment convaincu.

"Patti Cake$" de Geremy Jasper raconte l'histoire d'une fille blanche obèse de 23 ans qui rêve de sortir de son New Jersey pour avoir une carrière de rappeuse.
Le film est estampillé "Sundance indie" à un point que ça fait fabriqué.
Et pourtant, les acteurs sont formidables, les seconds rôles bien pensées et l'intrigue pas si téléphonée. Très efficace, un peu feel-good, on se laisse vite embarquer par Killa-p et son histoire.

"A voix haute – La force de la parole" de Stéphane de Freitas et Ladj Ly montre un concours d'éloquence fait en Seine Saint-Denis. Sans voix off, en s'attachant aux jeunes (19-24 ans) motivés (et malgré la dramaturgie téléréalitesque de l'élimination), ce film est un grand moment d'enthousiasme, de foi dans l'humanité, dans le pays, avec sa diversité si énergique. Naïf ? Toujours mieux que le contraire.

Le film est un peu foutraque, ça part dans trop de directions, avec trop de trucs qui "font sens" (le chien énorme et noir qui rode). Il reste de superbes scènes (sur un blockhaus, sur la route, dans la mer) et, après un creux de 20 bonnes minutes, une fin vraiment convaincante.
On n'est pas sérieux non plus quand on a 13 ans.

"Ava" de Léa Mysius. C'est l'été, Ava a 13 ans et s'ennuie un peu à la mer avec sa mère gentiment immature et un bébé. Surtout Ava est en train de perdre la vue, d'abord dans le noir, puis complètement. Alors, elle va profiter, expérimenter. En volant le chien d'un gitan mal vu par la police. En marchant les yeux bandés pour s'habituer. Ou en figeant en peinture son champ de vision.

« Petit paysan » d'Hubert Charouel. Premier film assez solide, "petit" dans le bon sens du terme, et bien interprété. Un éleveur de 35 ans craint une épizootie pour son troupeau et préfère masquer la réalité plutôt que risquer qu'on abatte toutes ses bêtes.
Monde paysan à la fois solitaire et connecté. Se laisse voir, sans être non plus extraordinaire.

"120 battements par minute" de Robin Campillo commence par une séquence ultra maîtrisée de réunion et d'action.
Le film donne un sens au collectif (son bordel, son union, ses bagarres), sans oublier les parcours individuels. Puis, il s'attarde (s'égare ?) sur un parcours et il s'affaiblit (même si je comprends la volonté). Mais le final emporte tout. Malgré ses 2h20 et le focus individuel.
Bref, j'ai bien aimé.

@Alias toi le grand wargameux, j'ai pas vu d'article sur ton blog sur "Darkest hour", une sorte de spin-off 2011 de Hearts of Iron (2 ?).
Tu as un avis sur la question, s'il te plaît ?