Dans le parc, le ballon jaune
Vole au son des cris de joie
Les bulles de savons soufflées
Par le vent se rejoignent en arc-en-ciel
Le toboggan orange trône
Le cerf-volant bleu dessine le bleu du ciel
Le pourpre sur les joues
Des enfants qui ont couru
Les rires étoilés des mamans
Qui patientent à l’ombre noire
Des tilleuls

Poème septicolore
A partir de "L’oiseau bleu" de Blaise Cendrars.

"La flamme est une verticalité habitée"
Bachelard. Poétique de l'espace

Les pins parasols
Se déhanchent au vent
Ma robe ondule

Robe arc-en-ciel
Jetée sur le sable
Se jeter dans les vagues !

Vagues sur la jetée
Au plus fort de la marée
Rires d’enfants ! Les mouettes !

d'été
Atelier Maux en mots du 15 juin 2020
ecoutecris.eu/

J'habite ma chambre, le soir, la nuit
Je n'y suis jamais assise
Allongée, je lis, j'étire le plafond
Le reste du temps, la chambre, vide de vie
Des vêtements, en tas, une grande fenêtre, une commode pleine de papiers
Je la traverse la journée pour mieux m'y retrouver

Atelier Poésie du 15 mai 2020. A partir de Perec. Espèces d'espaces. La chambre.
ecoutecris.eu/

La lune d'été
a mangé les étoiles
Chapeau sur le nez

d'été

Atelier Poésie du 12 mai 2020. ecoutecris.eu/

L'espace lumineux en dehors n'a pas de coin où se cognait la tête
Frappe des mains si tu le peux
Les pieds suivront
Lumière danse et vacille à l'horizon
Je m'enivre

Atelier Poésie écout(é)cris du 15 mai 2020. A partir de Perec. Espèces d'espaces. La chambre.

www.ecoutecris.eu

J4226. Jours oubliés, écrire.
Cette période exacerbe nos failles
Nos seules limites, ce sont les autres intimités
Seules, plus rien ne nous retient.
Horizon Corporel

J49. Et les voisins, les voisines, je ne les ai pas encore tous vu à la fenêtre.

J49. J'aimerais savoir de quoi demain sera fait
Demain est un autre jour
Demain, dès l'aube

Les anciens poèmes deviennent proverbes
Et les nouveaux attendent dans les tiroirs. La poésie vibre en chacun de nous.
Qui es-tu pour ne pas voir
Est-ce là notre espoir
MASCARADE
9.50

J49. Samedi 2 mai. Ecrire les jours pour ne pas les oublier. 9.34.

Et ça devient sérieux. là.
Pourquoi plus maintenant qu'avant
Pourquoi tout à coup
Nous devons choisir l'incertain et nous fondre dans la masse. oublier. ce qui a fondé ce temps de repli.

Ce que retiendra Ni., ce sera les "testations". "Et nous n'aurons plus besoin de testations pour sortir ?". "C'est chiant les testations..."

Comme nous nous sommes assujettis facilement.
Heureusement, les yeux des enfants voient.

Le cahier du confinement est mon petit cahier clairefontaine des trajets en train. coïncidence.
Ce matin, je relis le cahier qui prend fin. Débuté en septembre 2018, et hier, je lisais le "Raconter pourquoi" écrit au même moment avec le LAC. coïncidence.
Et ces mots tracés en septembre 2019 : "Comment garder le temps précieux du souffle de l'écriture. Les haïkus sont-ils toujours dans l'ombre des feuilles " coïncidence. 10.00

Ombres immobiles
Les feuilles questionnent
Le silence frémit

Ce matin, dit à M. "Je peux aussi ranger mes ambitions "[pour m'occuper des enfants]
L'ai-je dit assez fort pour l'entendre
Petites voix chantent, heureuses
J'ai mis mon casque anti-bruit

J.43. Dimanche 26 avril. 9.20.
Ecrire les jours pour ne pas les oublier.
Et là, tiquer. J43. 43 jours. Ai-je bien compté.
Le ciel parisien a mis le bleu méditerrannée depuis 43 jours. Etait-ce prévisible.

Je le savais, je le sais, avec écout(é)cris, le mot le plus important, c'est le partage.
Est-ce que cet espace-là que je souhaitais existe bien
Tisser la toile malgré les distances
ecoutecris.eu/
Sentir l'importance de ce temps-là pour les amies et pouvoir proposer un bref réconfort de mots. 11.08

Rien à dire ce matin. Esprit embrouillé. Prévoir l'imprévisible est au delà de mes forces. Les mésanges grandissent, seule certitude.
Sentir le poids de la solitude chez les amies ne pouvoir proposer qu'un réconfort bref de mots.
Parenthèse.
Alors que mon esprit, embrouillé d'enfants. Coffee please.

J.42. Samedi 25 avril. Ecrire les jours pour ne pas les oublier.

Calme avant la tempête
Herbe immobile
Le chat hésite

Danse de la bise
Tout contre le mur, feuilles
Ou silhouettes


@panais

10.14. A demain

Le confinement n'est pas une parenthèse
Le confinement ne nous grandit pas, nous vieillit d'un ou deux mois peut-être
Le confinement des enfants est un défi pour l'amour, ils grandissent vite et seuls, nous leur opposons notre individualité.
Notre existence seule soumise à l'enjeu de dessiner l'avenir.
Déchirons le coeur pour offrir l'inconnu, l'incertain, l'incerné à nos enfants.
Enfin, peut-être, sentirons-nous le souffle de vie.

Il faudrait revenir au haïku pour trouver l'inspire, mais la langue est distordue et ne veut plus de cette voix-là
Ombres folles de la bise
Jetées contre le mur
Les feuilles dansent

(@panais
Je débute en réseau, merci pour la recherche d'équilibre)

Revenir au haïku pour sentir le poids des mots dans les pas.

Déplier
Framapiaf

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