L'eau sur le sable
racle le sable, le bruit s'éteint
quand la vague meurt

A l'horizon
La lune, le mât et moi
Garder la fenêtre ouverte

Soif de vivre
Les feuilles s'accrochent au dernier rayon de soleil

Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville...
c'est ça, exactement ça
je ne peux le dire autrement

La pluie, je pleure

Les ors de septembre ferment les yeux de l'été
Je tremble
En tout point du monde fonde le jour nouveau
A la vie à la mort on the edge
Demain ne sera jamais comme avant
Je sombre comme sombre le ciel
Les ors de septembre, voie lactée, poussière d'étoile
Forment les yeux du ciel

Rentrée, ça s'appelle. Ou Plongée.
Faire face. Tenir tête. Plonger.
Ramasser les morceaux de l'été comme des cailloux qui restent en poche. Les caresser. Les serrer dans la main pour trouver l'énergie minérale des poussières d'étoiles.

Ce geste là, délicat dans l’onde
Les vagues inspirent, l’océan là
De mes désirs ne restent que messages ou cris ou mots
Mes désirs sont messages et cris et mots
Je me tiens là, sur la pente de la montagne

Je caresse le sable, forcément
Ça râpe la paume, ça embrouille les sens
Ce que je ne voudrais saisir est là
A l’air libre
Disponible
Je caresse les grains, ils filent
Le temps égrainé de l’instant
Les pieds râpent, les sens asséchés
Marcher pieds nus dans le désert est-il un rêve ou un mirage
Les empreintes embrouillées au vent
Ce que je voudrais saisir est là

De quelle gouttelette de sang es-tu l’enfant

Quels sont nos secrets
Enfouis sous la poussière brune
La poussière que nous raclons à la pointe du couteau
Que voulons-nous déterrer

L’oiseau est entré par la fenêtre
L’envie de visiter l’intérieur
L’envie de changer d’air
Envie de se poser
La fenêtre reste ouverte
Le soleil aussi, le vent et le bruit de la ville
L’oiseau posé là
A quoi pense-t-il…

La solitude comme un désert
Quand je l'habille de mots, elle fuit
"Je veux être un arbre en hiver"
c'est ce qu'elle souffle à mon oreille,
la solitude.
Quand je la quitte, elle peuple mes rêves
J'essaie de la dessiner pour la chasser ou l'apprivoiser
ou l'accepter
Dessin d'une source verdoyante au cœur du désert
Pourquoi les oasis ne seraient que des mirages
Pourquoi la solitude resterait-elle nue

Avec Mi. et Ni. le 7 mai à la FdB

Il y a l'ombre du vent sur la feuille
Il y a les piaillements légers
Il y a les siestes chapeau sur le nez
Il y a les absences
Il y a la vie qui tangue à chaque bise
Chaque bourrasque
Il y a la vie précieuse qui offre sa bonté
Il y a les lendemains incertains
Il y a les choix
Il y a les ponts en suspension
Il y a les frêles esquisses
Il y a ce qui compte et ce qui ne compte pas
Il y a l'ombre, le vent, la feuille

Les maisons en brique ont survécu, le temps passe, les piétons passent, les maisons en brique sont là, précises, précieuses, traces de vie, vie de famille, marques sur les murs, sillons dans la toiture, mauvaises herbes en touffes de printemps ou pelouse ordonnée,
serrée, taillée.
Ecrire : retenir méticuleusement le quartier Menier pour qu'il ne disparaisse pas au gré des départs.

Poussière de pluie
Ou souffle de brume
sur mes lunettes

Vert pomme de la feuille tombée au sol
Fin de l'hiver
Les coccinelles en balade

Qu'est-ce qu'écrire la pensée
Clarté du jour naissant sur la facade

Ecrire. Feu Sombre. Larvé, largué. Les amarres.
La lune à l'horizon
Les bruits parasites de la maison
Grésillements électroniques

Matière, c'est le toucher qui manque le plus, en l'absence
L'autre, les frissons, le poids

Déplier
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