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Défi classiques #2: regarder chaque jour pendant 1 semaine un film classique que je n'ai jamais vu.
Les films vont de 1927 à 2017 dans aucun ordre particulier.
J'essaierai pour chaque film d'expliquer pourquoi je l'ai choisi, mes attentes avant de le voir et mon avis après l'avoir vu.

Jour 1 : The English Patient (1996) - Anthony Minghella
Palmarès : Oscar du meilleur film.

Cela fait des années que j'essaie de le voir, mais je trouve toujours autre chose à regarder à la place. La longueur du film me rebute et j'ai peur de ne pas accrocher à l'histoire.

Au bout de 30 minutes de film la fièvre m'a mis un coup derrière la nuque et m'a dit va te coucher !

On va essayer de reprendre aujourd'hui ^^

Je n'ai pas détesté le film ce qui est plutôt surprenant. J'en ai même aimé une très grande majorité, mais il est beaucoup trop long et toute la partie avec Kristin Scott Thomas m'a profondément ennuyé.

J'ai adoré tous les acteurs et les passages en Italie qui sauvent tout le film. Quand tu as une histoire de grand brûlé et d'infirmière dans une église paumé en Italie, pourquoi nous faire chier avec un triangle amoureux vu et revu des milliards de fois ?

Je regrette la musique bien trop larmoyante et la réalisation beaucoup trop classique malgré un début prometteur.

6 / 10

Jour 2 : Sunset Boulevard (1950) - Billy Wilder
Palmarès : 36ème au classement Letterboxd, 62ème au classement IMDB, 78ème au classement Sight&Sound.

Je n'ai pas beaucoup d'attentes, c'est considéré comme un très grand classique du film noir et je n'aime pas les films noirs...

Encore un grand classique du cinéma américain qui parle de cinéma américain.

La voix off est insupportable du début à la fin, le personnage passe son temps à décrire ce qu'il pense alors que le simple jeu d'acteur et l'extrême simplicité de sa personnalité ne laissez à peu près aucun doute sur ses pensées. Autre gros point négatif, la musique qui en fait des caisses à chaque moment vaguement important. Et pour finir Gloria Swanson qui n'en peut plus de sur-jouer.

L'histoire est globalement oubliable et la réalisation ultra classique pendant les 3/4 du film jusqu'au dernier acte où elle se réveille et devient vraiment intéressante mais c'est malheureusement beaucoup trop tard pour sauver le film.

5 / 10

Jour 3 : Wings (1927) - William A. Wellman
Palmarès : 1er film ayant eu l'oscar du meilleur film.

Un film muet de plus de 2h, j'avoue que ça me fait très peur, mais du peu que j'ai pu voir la réalisation semblait vraiment intéressante.

Le film est techniquement impressionnant pour l'époque, les scènes de combats aériens sont époustouflantes et la réalisation très moderne.
On notera une scène de nudité (des fesses de mecs dans le fond d'une scène) et clairement une tension homoérotique pendant tout le film (Top Gun n'a rien inventé), shocking !

Clara Bow vole l'écran le peu de temps où elle est présente, pas étonnant qu'elle était la méga star des films muets américains.

Il y a quand même quelques longueurs notamment la scène des "bulles", les combats aériens sont un peu redondant et le tout est beaucoup trop patriotique.

Mais les 2h20 sont passées plutôt rapidement, très surpris de la fluidité de l'ensemble.

7 / 10

Jour 4 : La règle du jeu (1939) - Jean Renoir
Palmarès : 13ème au classement Sight&Sound.

Considéré comme un des meilleur film français, je n'ai aucune idée du sujet, des acteurs et je n'ai jamais vu de film de Renoir. Surprise totale.

Le meilleur film français est un vaudeville pas drôle, sexiste et mal joué, j'aurais dû m'en douter.

Des quiproquos, des triangles amoureux, un jeu d'acteur théâtral, des dialogues insipides saupoudré toutes les 5 minutes d'un bon mot pour faire frétiller les pédants et si on rajoute à ça de la misogynie par hectolitre, je n'en pouvais plus au bout de 10 minutes et ça dure presque 2h, une purge.

Alors oui il y a quelque moment de mise en scène et réalisation plutôt brillantes, mais au service d'une histoire tellement mauvaise et clichée que c'est du gâchis total.

3 / 10

-1 points pour m'avoir fait subir 5 minutes d'animaux se faisant buter à la chaine.

Jour 5 : Godfather Part II (1974) - Francis Ford Coppola

Palmarès : 6 oscars dont celui du meilleur film, 4ème IMDB, 6ème Letterboxd, 20ème Senscritique, 104ème Sight&Sound.

Un des meilleurs films de tous les temps, ce qui est censé être le cas du premier devant lequel je me suis profondément ennuyé. J'ai beaucoup de mal avec les Coppola et là en plus c'est 3h20.
Au moins je sais que il n'y aura pas Marlon Brando et ça c'est un gros point positif.

Un bien meilleur film que le premier, bien mieux écrit et rythmé et surtout sans Marlon Brando. On sent quand même que le film devait être beaucoup plus long, la partie dans le passé semble beaucoup trop en retrait comparé au présent.

La meilleure scène du film est clairement celle de Kay. Toute cette tension, le jeu d'acteur.ice de Pacino et Keaton, la joie (pour nous) de la révélation, la souffrance et la rage dans les yeux de Pacino, parfait.

Et c'est comme ça que je veux qu'un film de mafia se finisse.

Kay MVP meilleur perso.

7 / 10

Jour 6 : Coco (2017) - Lee Unkrich

Palmarès : 72ème IMDB

Je sais que ça parle du día de muertos et que c'est un des meilleurs Pixar, je devrais donc aimer.

Qu'est-ce qu'on s'ennuie, l'intrigue n'a absolument aucun sens, tout peut être résolu en 3 secondes si la famille permettait juste au gosse de jouer de la musique, mais non.

Le reste est un copié-collé de tous les autres Disney, toujours la même structure narrative, toujours le même genre de péripéties, le monde parait totalement vide d'âme et de vie.

Il y a tellement de trous scénaristiques c'est insupportable, personne n'a relu le script ou c'est juste qu'ils en ont plus rien à foutre ?

Bon la musique n'est pas nulle, oubliable, mais pas mauvaise quoi.
4 / 10

Jour 6 : Lolita (1962) - Stanley Kubrick

Palmarès : -

Un des rares Kubrick que je n'ai pas vu, il est considéré comme un de ses plus faibles. J'espère ne pas être trop déçu.

Je vous ai déjà dit à quel point je déteste les films où les héros sont des connards ?
Je vous ai déjà dit à quel point j'ai du mal avec ce qui est cringe ou ce qui met mal à l'aise ?

Donc dans Lolita on suit un connard pendant tout le film et pas un petit connard, non, un pédo manipulateur. Ah et il est entouré de personnages tous plus cringe les uns que les autres.

Au final j'ai donc... aimé le film.

Je ne sais pas pourquoi, je n'éprouve aucune empathie pour le perso principal et pourtant ça fonctionne, comme dans certains Hitchcock. Sûrement car il est clairement montré comme pervers, manipulateur et que tout ce qu'il fait est globalement malaisant.

Niveau réalisation, on est très loin du grand Kubrick mais ça n'est pas spécifiquement un film qui se prête à ses démonstrations visuelles habituelles. On a quand même quelques transitions "invisibles" entre les pièces de la maison.

Je n'aime vraiment pas la fin et l'acteur principal ne joue pas super bien.

6 / 10.

Jour 8 : Memories of Murder (2003) - Bong Joon Ho

Palmarès : 48ème Letterboxd, 194ème IMDB.

Je sais que c'est un film sur l'enquête de plusieurs meurtres qui ont réellement existés.

C'est beau, c'est bien joué, l'histoire est prenante de bout en bout et ACAB même si certains essaient de faire du bon boulot.

Le plan final est magistral.

Pas grand-chose d'autres à dire, je ne crois pas avoir quoi que ce soit à reprocher au film.

8 / 10

Jour 9 : The sound of music (1965) - Robert Wise

Palmarès : 5 Oscars dont meilleur film, 234ème IMDB.

Je sais qu'il y a une femme qui tourne sur elle-même dans les collines, qu'il y a des nazis, que c'est une comédie musicale et que ça me semble beaucoup trop long.

Robert Wise est toujours un très bon réal et la photo est magnifique, par contre c'est beaucoup trop long et les chansons arrivent souvent comme un cheveu sur la soupe alors que la scène se suffisait à elle-même.

Le dernier acte était, soit en trop, soit mal amené, soit trop pris à la légère et c'est bien dommage.
Et les enfants comme quasiment toujours jouent très mal.

On notera le petit côté conservateur du film avec la chanson "pin it down" joué a un certain moment, magnifiquement réac !

Jour 10 : The Wizard of Oz (1939) - Victor Fleming

Palmarès : 108ème Sight&Sound, 231ème IMDB

Je connais les personnages, la route en brique jaune et "Somewhere over the rainbow", mais je ne sais pas comment tout ça s'articule. Impatient de découvrir tout ça.

Qu'est-ce que c'est moche et qu'est-ce que c'est faux !

Pourtant les couleurs sont flamboyantes, mais les costumes sont hideux, les décors j'en ai rarement vu qui paraissent autant artificiels, le maquillage de la méchante sorcière est dégueulasse et globalement les effets spéciaux ont vraiment très mal vieilli.

Les acteurs jouent globalement très mal, mention spéciale à la scène des munchkins difficilement supportables et les chansons sont globalement toutes mauvaises sauf "Somewhere over the rainbow".

Le message du film c'est qu'il faut rester chez soi et que les méchants sont moches, vraiment ?

Ce qui sauve vaguement le film c'est l'inventivité de l'histoire et des personnages même si on est à deus ex machina land.

Jour 11 : Mad Max (1979) - George Miller

Palmarès : -

J'adore Fury Road, je crois avoir vu le 3 quand j'étais petit, mais je n'en suis pas certain. Hâte de découvrir les origines de la saga.

Les 10 premières minutes sont cools, les 10 dernières minutes sont cools, le reste est très long.

Je n'ai pas vu de point commun entre ce Mad max et Fury Road à part que George Miller sait très bien filmer les courses de bagnoles et les cascades.

Les acteurs s'en sortent pas si mal vu l'envergure du film, par contre la musique ne va absolument pas avec ce qu'il se passe, ça en rajoute des caisses c'est difficilement supportable.

5 / 10

Jour 12 : Marty (1955) - Delbert Mann

Palmarès : Palme d'or, 4 oscars dont meilleur film.

Aucune idée de quoi ça parle, je l'ai juste choisi parce qu'il fait 1h30 😄

Dis donc Delbert Mann tu nous as fait la moitié d'un film là !

Je n'arrête pas de me plaindre des films beaucoup trop longs pour rien, mais là les 1h30 sont passées à une vitesse folle.

C'est touchant, juste et il est fort probable que je me sois reconnu dans les personnages principaux.

C'est une comédie romantique simple dans sa forme, mais qui fonctionne du début à la fin, si vous avez 1h30 devant vous, regardez Marty.

7.5 / 10

Jour 13 : Godzilla (1954) - Ishirō Honda

Palmarès : Destruction de grandes villes.

J'ai vu tous les Godzilla américains, et les derniers japonais. Hâte de découvrir l'origine de la créature !

Les effets spéciaux ont mal vieilli surtout les maquettes et les yeux de Godzilla, par contre l'histoire fonctionne très bien et l'ambiance sonore aussi bien la musique que les cris de Godzilla sont excellents.

Est-ce que ça vaut le coup de le regarder maintenant alors que Godzilla Minus One existe, je ne suis pas sûr à moins d'être intéressé par l'aspect historique.

6.5 / 10

Coleyra

Jour 14 : Ladri di biciclette (1948) -Vittorio De Sica

Palmarès : 41ème Sight&Sound, 124ème IMDB, 145ème Letterboxd

Censé être un des films les plus influents de l'histoire du cinéma (rien que ça), je ne sais rien de plus à part qu'il fait partie du courant néoréaliste italien et que je n'y connais pas grand-chose en cinéma italien.

L'acteur principal est remarquable, la réalisation fluide et moderne, mais qu'est-ce que je m'ennuie...

1h30 d'un mec qui cherche son vélo, désolé mais c'est pas mon truc. Le message politique est très clair mais l'histoire est franchement inintéressante.

Mention spécial à la traduction du titre en français qui arrive à faire perdre la portée politique de celui-ci.

5 / 10