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I love the ideas and principles of permaculture.

I also can't help seeing how it plays out around me as somewhat resembling a pyramid scheme: go on a permaculture course, .... some time later.... start offering permaculture courses. Oops!

Am I being unfair? Do you see this pattern emerge too?

@nick yeah I have noticed this too. I chalk it up to economics, as in its not designed to produce monetary wealth, but also, you need more than tomatoes and eggs to live. Not much more, but a little.

The more I got into it the more I grew uncomfortable with the environmental destructiveness of my day job. If others are similar, they may have found teaching to be one of the few things they could still do for money with a straight face.

@dawnnafus its *supposed* to be a more productive system, so I wonder why that isn't enough?

Most of the permaculture things I see are really small scale though, so maybe that's the inefficiency?

@nick @dawnnafus more productive in gross ecological terms (including lifeforms which you don't harvest) but still less profitable all things considered (e.g. wages, land rent, etc)

I've not seen anyone making the claim it's more profitable. Since it is less profitable, not surprised about the proliferation of courses... When The Collapse comes, the faithful will have done their PDC

jums

@douginamug @nick @dawnnafus there is some aging (~2015) studies from the public French research institute of agriculture (INRIA) which shows a better productivity for 1000m2. keyword is "Bec Hellouin" (the name of the farm studied) hal.science/hal-01548676

hal.scienceMaraîchage biologique permaculturel et performance économiqueLa Ferme Biologique du Bec Hellouin développe depuis 2007 un modèle de maraîchage original, associant une organisation de l'espace inspirée de la permaculture et des techniques du maraîchage biointensif (E. Coleman,J. Jeavons, etc.). Très peu mécanisé, sur une très petite surface cultivée, positionné sur des circuits courts, ce modèle suscite un très fort intérêt. Mais est‐il économiquement viable? C'est à cette question que l'étude conduite par la ferme, l'institut Sylva et l'unité de recherche SADAPT (INRA‐AgroParisTech) entendait répondre.La particularité de cette étude est d’être conduite sur une ferme où des techniques, des outils, des modes de commercialisation nouveaux sont essayés en permanence, loin donc des "exploitations en routine" qui servent généralement de support à la production de références technico‐économiques.De décembre 2011 à mars 2015, les maraîchers ont noté systématiquement leurs interventions (nature de celles‐ci, temps de travail, intrants, etc.) et quantifié les récoltes sur une surface de planches cultivées de 1000m², hors allées et abords, dont 42% sous serre. Précisons que ces 1000m2 étudiés correspondent à la zone la plus intensive de la ferme du Bec Hellouin et ne doivent en aucun cas être considérés comme suffisants pour établir une microferme. En effet,dans une logique permaculturelle, la surface très soignée fait partie d'un ensemble plus global qui comprend des surfaces moins intensives (pour produire des cultures à cycles longs comme les légumes de conservation hivernale), des zones naturelles et des bâtiments nécessaires au bon fonctionnement écologique et commercial de l'ensemble. Le travail de modélisation opéré à partir des données recuillies montre que cette surface permet de dégager un chiffre d'affaires (CA) suffisant pour rémunérer une personne ayant un statut agricole. Le résultat dépend toutefois du niveau de production par unité de surface. En 2013, première année complètement couverte par l'étude, le CA s'établissait à 33.000€ pour les 1000m². L'année suivante, il a atteint 57.000€. Cette progression s'explique par différents facteurs : accroissement des compétences des maraîchers, adoption d'outils innovants, mais aussi reconfiguration des planches pour une meilleure ergonomie, diversification des marchés permettant de produire des légumes de cycle plus court et donc d'augmenter le nombre de cultures successives au cours de l'année, installation de couches chaudes permettant d'augmenter la période utile de production. L'accroissement de la productivité a exigé un investissement de travail beaucoup plus important (3026 heures de travail total en 2014 contre 2006 h en 2013), imputable pour la plus grande part à l'installation des couches chaudes, qui n'a pas été répétée de façon aussi importante en 2015. Sur la base d'un temps de travail hebdomadaire moyen annuel de 43h par semaine, jugé acceptable par les maraîchers, le revenu correspondant à ces deux années a été calculé sous deux hypothèses d'amortissements et de charges financières, haute (5700€) et basse (1900€). En 2013, le revenu mensuel net n'est que de 898€ sous l'hypothèse haute (correspondant à l’achat de matériels neufs notamment). Il atteint 1132€ sous l'hypothèse basse (matériels d’occasion). En 014, il est respectivement de 1337€ et de 1571€. Ces chiffres tiennent alors compte de la rémunération d'un salarié payé à mi‐temps au SMIC, dont le recrutement est indispensable pour couvrir la quantité de travail nécessaire. Le revenu serait nettement plus élevé si ce travail était assuré par un associé ayant un statut agricole. Cette approche du revenu montre l'importance de la maîtrise des investissements. Le lien apparaît bien direct entre niveau d'intensification et revenu, à condition qu’il soit maîtrisé afin d’évite une charge de travail insurmontable. Une maîtrise qui renvoie aux compétences des maraîchers, acquises dans l'expérience, à leur formation continue et à leurs compétences stratégiques (choix d'investissements, de marché,d'inscription sociale dans le territoire, etc.) et systémiques (capacité à lire la ferme de façon globale pour en comprendre les forces et les faiblesses).