Moment auto-critique.
Parce que c'est bien beau de faire des prédictions au mois de juin, mais quand au mois d'août on se relit, faut parfois admettre qu'on aurait mieux fait de la fermer hein.
Par exemple, je me revois très bien prophétisant (Coucou F. Lordon) des émeutes dans les rues du pays après les élections - des hordes d'électeurs d'extrême droite déferlant pour se plaindre qu'on leur avait volé le résultat, des lynchages et des foules haineuses. Pas qu'il n'y ait pas eu des agressions verbales et physiques envers les gens de couleur - plus que d'habitude je suppose, mais rien de tel qu'une nuit de cristal d'extrême droite en tous cas.
Par exemple, j'espérais (plus que prophétisais) des JO complètement foirés, un plantage total : ben, c'est peu dire que mes espérances furent déçues. Le Président fait son fiérot et parle de la réconciliation des "français" (mais de quels français parle-t-il au juste ?), et c'est lui qui espère capitaliser sur ce merveilleux moment de fraternité et de joie mes couilles en Alaska. (j'ai déjà dit à quel point le patriotisme et le nationalisme étaient deux tendances parfaitement absentes chez moi).
Bon. C'est l'été. Tout va extrêmement bien. Nourri par ces échecs, je me garderai bien de prophétiser quoi que ce soit pour la rentrée.